Nettoyage des kilims et tissages plats
Un kilim est tissé à plat, sans nœuds ni velours épais. Son motif est exposé à chaque frottement, et son nettoyage suit des précautions qui lui sont propres.
En quoi un kilim diffère d’un tapis noué
Le nettoyage d’un kilim part de sa construction. Un kilim est tissé au lieu d’être noué : il est fait uniquement de fils de chaîne et de fils de trame. La trame reste visible et forme la surface. Le motif est donc porté par les fils mêmes que vos pas usent.
Sur certains kilims, comme en Anatolie, les zones de motif sont tissées séparément et laissent de petites fentes. La chaîne peut être en coton, en laine, en soie ou en poils de chèvre, et la trame en laine, en soie ou en poils de chèvre. Ces combinaisons changent la façon dont la pièce réagit à l’eau.
Les kilims viennent surtout du Proche-Orient, avec un répertoire de motifs qui s’étend des Balkans à la Chine. À l’origine couverture ou protection du sol des yourtes et des mosquées, le kilim se pose aujourd’hui au sol, au mur ou en jeté de canapé. Accroché, il prend surtout de la poussière. Posé au sol, il reçoit en plus les passages, les pieds de chaise et les liquides renversés.
Le Maghreb a aussi ses tissages plats : le hanbel est l’équivalent berbère du kilim. Pour les tapis berbères noués à haute laine, voir la page sur le nettoyage des tapis berbères et marocains.
Les précautions d’un nettoyage de kilim
Sans épaisseur de velours, un kilim ne cache rien. Un brossage trop appuyé, un frottement sur une tache ou un essorage en torsion agissent directement sur la trame qui dessine le motif.
Les couleurs se vérifient séparément avant tout contact prolongé avec l’eau. Sur un kilim, les aplats de couleur se touchent bord à bord, et une teinte qui déteint peut marquer sa voisine.
Plus mince qu’un tapis noué, un kilim retient moins d’eau. Il doit pourtant sécher entièrement avant d’être plié, roulé ou reposé au sol.
Kilim ancien : ce que l’atelier regarde avant de le laver
Un kilim ancien a souvent vécu : zones usées, couleurs passées, anciennes reprises. Ces reprises comptent. Les restaurateurs de textiles testent aussi les fils de couture et les réparations anciennes, qui ne tiennent pas forcément comme le reste de la pièce.
Après l’enlèvement chez vous, sur rendez-vous, le kilim est examiné à l’atelier. Nous vous disons ensuite ce qu’un nettoyage peut lui apporter.
Les fentes font partie du tissage. Une fente qui s’allonge, une lisière qui se défait ou une trame usée jusqu’à la chaîne relèvent en revanche de la restauration de tapis et de kilims. Il est préférable de le savoir avant le lavage, qui peut agrandir une zone déjà faible.
Faire nettoyer un kilim : la démarche
Mesurez le kilim et notez ce que vous voyez : taches, zones claires, fentes ouvertes, franges abîmées. Une photo de l’ensemble aide aussi à le décrire au téléphone. Ensuite, demandez un devis pour votre kilim ou téléphonez-nous au 07 60 92 62 06.
Vous avez d’autres tapis à faire nettoyer en même temps ? La page sur le nettoyage des tapis d’Orient et persans présente les autres matières.
Questions fréquentes
Peut-on laver un kilim en machine ?
Pour un kilim ancien ou de valeur, c’est déconseillé. Le brassage et la chaleur d’une machine agissent directement sur la trame qui porte le motif, et les couleurs doivent d’abord être testées une à une.
Les fentes d’un kilim sont-elles un défaut ?
Non. Sur certains kilims, les zones de motif sont tissées séparément, ce qui laisse de petites fentes là où deux couleurs se rencontrent. Une fente qui s’allonge ou se déchire, en revanche, mérite d’être restaurée.
Un kilim se nettoie-t-il comme un tapis noué ?
Les principes sont proches, mais un kilim n’a pas de velours pour protéger son motif. Il demande un lavage plus doux et sèche en général plus vite qu’un tapis noué épais.
Parlons de votre tapis
Décrivez-le en deux étapes, ou appelez l’atelier pour en parler de vive voix.